En fait, je n'ai pas d'amis.
Cette pensée ne m'avait jamais effleurée l'esprit, mais maintenant, elle est belle et bien présente.
Je cours vers ma chambre, me dirige vers le bureau, attrape un cahier au hasard, un stylo bleu et j'écris.
J'écris tout ce que j'aurais pu dire à Mary, si elle avait vraiment été mon amie, tout ce que j'aurais pu dire à Clark si j'avais pris le temps de le connaître, ce que j'aurais pu dire à Aaron si seulement il n'était pas ma victime.
C'est là que mon journal intime prend vie.
Après une heure d'écriture intensive, je me dirige vers la chambre d'Aaron et j'entre.
Il fait noir, ça fait des semaines qu'il n'a pas rangé sa chambre.
Des semaines qu'il n'a pas ouvert les volets, des semaines qu'il pleure sans arrêt...
Il est là, assis contre le mur, sur le carrelage froid de sa chambre.
Il pleure, une peluche dans ses bras éponge ses larmes.
J'ai soudain l'impression qu'on me plante un poignard en plein coeur.
Je me dégoute, comment est-ce possible que je sois si méchante. Non, pas méchante, monstrueuse.
Je m'assois à côté de lui. Ca me fait mal de le voir comme ça.
Il enfouit sa tête dans mon cou, gémit dans mes boucles brunes, il pleure. Je sens une larme rouler le long de sa joue, qui dans sa course caresse sa bouche, avant d'atterrir dans mon cou pour couler lentement jusqu'à mon coeur...
Je ressens tout à coup l'immense besoin de le prendre dans mes bras, je le sers contre moi du mieux que je le peux. Il passe ses bras autour de ma taille, et je frissonne malgré moi, il pleure toujours, mais maintenant je pleure avec lui.
Il est si près de moi que je sens les battements de son coeur s'accentuer lorsque je dépose un baiser sur son front. Puis il redresse la tête, et me regarde droit dans les yeux. Nos visages sont si prés l'un de l'autre, que je peux voir chacune de ses larmes s'écouler sur son visage triste. Nos bouches s'effleurent et je vois son regard se figer, mais le mien se fige aussi lorsque je me rend compte qu'il a passé ses mains sous mon Tee-Shirt. C'est la première fois que je ressens un tel gêne entre nous, mais j'ai pourtant terriblement envie de l'embrasser. Ses mains caressent délicatement mon dos, sa bouche effleure à nouveau la mienne, et je ressert mon étreinte.
Voilà, c'est un extrait d'une fiction que je suis en train d'écrire. (en fait il me semble que c'est le passage que j'ai le mieux réussi ><)
Si vous avez envie de la lire c'est ici:
http://www.Si-Folle-Amoureuse.skyblog.com
(ne vous fiez pas au nom ^^')
Bon au début c'est un peu mal écris parce que je l'ai commencé il y a environ 1 an et demi. ^^'