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 Le guitariste de l’Anti et autres textes...

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Maele2
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MessageSujet: Le guitariste de l’Anti et autres textes...   Mer 2 Avr - 2:39

Il y en a peu être qui on déja lu ce texte, je l'avait fait pour le concours organiser sur ce forum. Alors si vous avez des commentaires ou si vous avez juste envi de le lire allez y Très content

Le guitariste de l’Anti


Je me trouvais à la salle l’Anti de Québec cette soirée là. Dieu sait ce qui m’y avait poussée. À peine étais-je entrée que je regrettais cette décision. Bien entendu je connaissais déjà cet endroit un peu reculé du vieux Québec pour y avoir déjà assisté à un ou deux concerts des plus médiocres auparavant. Aussi, ne m’étais-je que durement laissée convaincre par mes amis d’y retourner. Il me peine de l’affirmer, mais l’endroit était resté le même. Noir, sale, pour plutôt dire miteux et sentant horriblement le moisi. Il y ai de ces vieilles bâtisses qui sente admirablement bon le vieux, pas de là à s’extasier d’allégresse, mais juste assez pour qu’on leur trouve un certain charme. Chaque bouffés apportant son lot d’émotions, les murs suintant carrément l’histoire. Ceci leur conférant un certain impact, à proprement dire une impression de lourdeur et de respect. Mais pas celle là! Dans cette pièce ou l’on distinguait à peine les contours de son voisin, s’était plutôt l’odeur accumulée de centaines d’années sans la moindre aération qui flottait telle un nuage palpable au dessus de toutes les têtes. La chaleur intense y régnant ne fessant qu’empirer l’impression d’enfermement à vous en rendre malade. Je me sentais aussitôt oppressée, mal à l’aise ne sachant ou me tenir. Mon opinion n’avait pas changé, c’était décidément l’un des pires endroits de toute la ville. Comme dans la plupart des show punk un cercle humain s’était rapidement formé, des personnes allant bouger en son centre de façon frénétique de temps à autre, bien qu’on distingua à peine leurs formes. De l’endroit ou je me trouvais ils étaient à peine plus que des ombres dansantes. Vers l’avant, certains plus téméraires grimpaient sur les cotés et se jetaient littéralement sur la foule. Écrasant les gens et retombant aussitôt au sol plutôt que de se faire soutenir. Bien qu’aillant bien fait attention de me tenir sur les cotés je faillis bien me faire assommer une ou deux fois. Néanmoins, mes amis semblaient bien apprécier le spectacle, quoi qu’étant nettement moins expressif que les précédents, alors je me taisais et tentait d’en faire de même. Ceci, bien que je ne distingua qu’à peine la scène du haut de mes cinq pieds, trois pouces. Le premier groupe à passer me laissa totalement froide et je dois ajouter que je crains de n’en avoir jamais vu des plus pathétique. Celui-ci tenta d’amadouer la foule en déclarant donner cinq dollars à celui ou celle qui ferait le plus de remous. Ou encore, proposèrent une fois de plus de l’argent à celui qui mangerait un poisson rouge vivant. Ce qui fut fait à mon plus grand dégoût. En tout autre endroit j’eus peut être put trouver cela divertissent mais je me sentais trop tassée sur moi-même pour réagir le moindrement. Ainsi, les groupes se suivaient et la soirée avançait semblant interminable, ne faisant qu’ajouter à mon calvaire. J’étais repliée sur ma personne, fermé plus durement qu’une huître à tout ce qui se déroulait autour de moi. À un moment je tentais même, en vain, de me mettre une chanson de Blessthefall en tête afin de supprimer l’infernal bruit qui régnait dans la pièce. C’est alors que je le vis! Dans un éclair furtif je venais de l’entrapercevoir, dans un espace vide, entre deux tête de spectateurs. Je compris bien vite que c’était avant tout l’éclat de sa guitare rouge et blanche qui avait attiré mon œil. Il n’avait fallu que cela pour me sortir du plus profond de la léthargie dans laquelle je me trouvais jusqu’ alors. Je poussais un de mes amis placé devant moi du coude, et me haussais sur la pointe des pieds. Il était là comme entouré d’une aura magnifique, les cheveux lui retombant légèrement sur le visage alors qu’il accordait son instrument. L’instant d’après il avait disparu de mon champ de vision et je retombais sur mes talons quelque peu déconcertée. Son groupe joua et pour la première fois peut être, depuis le début de la soirée, je prit plaisir au son qui s’offrait à moi. L’imaginant chaque fois en train de chanter et ayant parfois, le plaisir de voir la masse humaine devant moi se tasser un peu sur elle-même, me permettant ainsi de voir. La scène de l’Anti était trop petite pour accueillir un groupe composé de quatre musiciens. C’est pourquoi, je le voyais toujours de côté essayant de maximiser le peu d’espace lui étant offert. J’aurais voulu me propulser à l’avant afin de le voir de plus près mais l’atmosphère malsaine qu’exerçait sur moi la salle me fit demeurer sur place. Son groupe, Repeat Offender, fini de jouer. On passa bien vite au suivant puisque tous ne semblait qu’attendre le groupe principal,‘’Bury your Dead’’. Je redevint aussitôt inattentive aux événements se déroulant autour de moi. Cela aurait pu rester ainsi, j’aurais été tranquille dans mon coin à souffrir ce martyr sonore en silence. C’est alors que j’entendit parler à mon oreille, alors que je fixais résolument le vide, tentant d’oublier où je me trouvait. Pendant ce temps le groupe Bring me the horizon avait fait son entrée et le chanteur avait visiblement le don de manipuler la foule. Sans même que j’ai pu m’en rendre conte il avait séparé la masse de monde en deux parties, l’une a gauche de la salle et l’autre à droite. La voix continuait de me parler, elle m’était étrangère, couronné d’un accent anglais. Je ne comprenais pas un traite mot de ce qu’elle me disait mais son timbre m’était plaisant malgré l’accent qui y prédominait. Que disait t’elle ? Je me retournais afin de signifier à l’inconnu, car j’étais certaine que s’en était un, de parler plus fort. Je me heurtais presque à lui, car j’avais semblait t’il, oublié la proximité des autres dans cette pièce . Je perdit l’équilibre et dus me rattraper à lui. Je restais un instant accrochée à ce tissu rouge qui lui couvrait le torse le souffle court. Il dégageait un parfum enivrant. Je relâchais mon emprise aussitôt et levait la tête vers lui, de ce fait il était nettement plus grand, afin de m’excuser. C’est tandis que je croisais ses yeux d’une vert pétillant que j’eus le souffle coupé. Je l’avais devant moi le séduisant guitariste de Repeat Offender. Il avait assez peu de renommé ici même pour pouvoir circuler dans la salle à sa guise.

-‘’ Ça va?’’

J’étais toujours haletante, mais moins par ma chute que par le choc que me causait sa soudaine apparition près de moi, alors que je l’avais sciemment mis de coté. Enfoui très loin dans ma mémoire seule lumière d’un souvenir qu’il me hâtait déjà d’oublier. Il m’avait entouré légèrement de ses bras lorsque je m’étais empêtrée dans mes pieds. Ceux-ci était toujours au même endroit, effleurant légèrement ma peau, leur contact me semblant pourtant électrisant. J’aurais voulu cesser de respirer. Le mieux ou plutôt le pire, je n’aurais su dire, était qu’il me souriait. De ce sourire moqueur si caractéristique à certaines personnes et dont l’on tombe si facilement amoureux. J’en restais béat, mon cœur prêt à fondre.

-Mon français n’est peut être pas correct. Tu va bien? Tu ne t’es pas fait mal ?

Dans une ultime tentative pour ne pas avoir l’air idiot, j’avalais ma salive et m’apprêtais à répondre. Je remarquais à cet instant que son regard s’était retourné vers l’autre coté de la salle. Je suivit sa direction et observais soudain l’important espace qui divisait la foule. Le chanteur de Bring me the horizon s’était mis à compter et je compris trop tard que j’allais être prise dans un ‘’fight’’. La gauche contre la droite! On allait se donner à cœur joie au mosh pit dans les secondes à venir. Cela consistait à se pousser les un les autres de la façon la plus gratuite sans égard pour personne. Il était trop tard pour me replier et je regardais impuissante les gens se préparer à foncer alors que le chanteur comptait toujours. Lorsque que le zéro fut prononcé, on eut droit à un véritable raz de marée. En un instant je fut poussé vers l’avant et aussi soudainement, je retrouvais ma place à l’arrière. C’était comme être prit entre deux gigantesques vague. Je sentit qu’on m’écrasait le pied et je réfrénais un cri de douleur. Un homme ayant deux fois ma taille vint m’écraser contre le mur. Chaque fois que j’essayais de bouger on me poussait à nouveau. Se débattre était aussi absurde que d’essayer de nager en plein cœur d’un océan déchaîner. Aussi, je me laissais sombrer endurant la douleur. Soudain il était de nouveau là. J’eus à peine le temps de voir l’éclair furtif d’une tache rouge se profiler devant moi qu’il poussait d’un coup l’homme qui m’empêchait de bouger. Je comprit aussitôt qu’il essayait de faire rempart entre les autres et moi, toujours ce sourire moqueur au visage. Je prit plaisir au jeu et me rejetais dans la mêler cette fois avec enthousiasme. Je le perdais un instant et chaque fois à mon grand soulagement il réussissait à se frayer un chemin jusqu’à moi. Je le voyais bondir, son chandail rouge se distinguant parmi les autres, jouant délibérément au chat et à la souris avec moi au beau milieu d’un concert. Si bien que quand tout cela fut fini j’éprouvais presque une certaine déception. Il vint naturellement me rejoindre l’air toujours aussi amusé. Une mèche de cheveux lui collait au visage et je la déplaçais haletante afin de mieux voir ses yeux. Je me rendit conte à ce moment que j’avais moi aussi très chaud. Soudain, si naturellement que je m’en rendit à peine compte, il me prit la main et m’entraîna vers la sortie. Je croisais juste avant de sortir, alors qu’il nous frayait un chemin, l’air soucieux d’une de mes amies. Je lui signifiais par geste que tout allait bien. Elle me servit une expression moqueuse croyant sûrement que je n’essayais que d’échapper au prochain groupe, soit Bury your Dead. Alors, je lui pointais le gars que je suivais si docilement et cette fois, elle écarquilla les yeux en le reconnaissant. Cependant, elle n’avait pas tôt fait d’essayer de me suivre qu'en un clin d’œil, nous étions dans les escaliers qui menait au dehors. Ceux-ci étaient d’ailleurs si étroit que je le frôlait sans même le vouloir. Il se retourna tout d’un coup si bien que je faillis le heurter encore une fois. Il me rattrapa juste à temps et me remit sur mes pieds comme s’il avait fait cela toute sa vie.

-‘’Enfin! Je suis incapable de supporter Bury your Dead même en photo! Dire qu’on doit jouer sur la même scène qu’eux!

Jusqu’à présent j’avais été trop obnubilée par lui pour même porter attention à la musique. Cependant, maintenant que je l’entendais parvenir en faible écho, de depuis la salle ou se déroulait le spectacle, elle me donnait en effet l’impression d’être horrible. Me souvenant de la recherche personnelle que j’avais menée sur le groupe quelques semaines auparavant et de l’argumentation que j’avais eus avec mes amis à son sujet, je ne put que rire et lui répondre :

-‘’Dire que je pensais être toute seule à penser ça. Mes amis disent que je suis bizarre parce que je connais plus l’underground australien que celui de ma propre ville.’’

-‘’ A oui quels bands?’’

Son air soudain intéressé me mit en garde, c’était la première fois qu’on réagissait ainsi alors que je faisait cette annonce. Je réfléchis et répondit lentement sur la défensive :

- ‘’Se que je veux dire c’est que je connais plus de band australien que canadien. Avalon Drive, Nina May, Trial Kennedy, Behind crimson eyes, Kisschasy, Drawcard...
- Drawcard oui! Ont a déjà joués avec eu en concert et je connais les autres aussi.’’

Je le regardais éberluée. Ce pouvait t’il qu’il vienne de si loin? Mais il ne porta pas attention à mon regard soudain distant et changea de sujet du tout au tout.

-‘’ J’mapelles Steven Childs’’

Je souris devant ses manières gauches.

-‘’Et depuis quand tu parle français Steve?’’

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Dernière édition par Maele2 le Mer 2 Avr - 2:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le guitariste de l’Anti et autres textes...   Mer 2 Avr - 2:40

Je me glissais sous son bras qui me barrait le chemin afin d’échapper à son regard. J’osais à peine croire que j’avais prononcée ces mots qui me paraissaient maintenant blessant. Mais sa proximité me rendait nerveuse, tant et tellement que je ne me sentais plus maître de moi même. Je sentit tout de même un poids s’envoler en moi lorsque je l’entendit m’emboîter le pas. Toutefois son soudain silence m’angoissait et me pesait à un point tel que je ne pus m’empêcher de dire :

-‘’I’m so sorry. Did I hurt your feeling?’’

- ‘’Tu as un très beau accent toi aussi, tu sais!’’

Ce n’était pas vraiment une réponse. Je me mordit la lèvre et sautais les dernières marches. Je l’entendit faire de même derrière moi et ses bras était de nouveau autour de moi. Toujours le même sourire moqueur au lèvres, celui que j’aimais tant, d’un seul coup d’œil il me fit comprendre qu’il ne m’en voulais pas. Incapable de soutenir son regard enflammé plus longtemps sans rougir, je me défit de lui. J’allais aussitôt prendre mon manteau et sortais dehors. Prise par cette implacable intuition qu’il en ferait de même. L’air froid me revigora et me permit de reprendre mes esprits. Comment faisait t’il pour me faire perdre mes moyens à ce point ! Je réfléchis à la question. Il avait comme une sorte de charme anglais à première vu. Ou peut être étais-ce tout bonnement autre chose. En l’attendant, je me mis à murmurer les paroles d’une chanson qui me revenait à l’instant. Celle ci, ne me rappelant que d’une manière trop clair l’effet que ce Steve avait sur moi.

-‘’ …Am I crazy?I feel lost in time. You confuse me, have I lost my mind?’’

-‘’Cuz everything, everything makes me think of you! ‘’

Je sursautais en l’entendant poursuivre. Sa voix était trop belle par rapport à la mienne. Mais ce qui me rendais des plus confuses c’était la question qui s’était aussitôt formée dans ma tête à savoir : Does he really mean it? Pour moi les paroles d’une chanson voulait tout dire. En était t’il de même pour lui? C’est alors que je remarquais son accoutrement ridicule. Il était vêtu d’un long manteau noir qui n’avait en sois rien d’étonnant. Ce qui me fit plutôt éclater de rire fut de le voir ainsi engoncer sous une montagne de foulards. Sans conter le passe montagne et le bonnet qui lui couvrait la tête. Parmi tout cela je ne distinguais qu’une infime partie de ses cheveux qui dépassaient ainsi que ses yeux.

-‘’Je peux savoir ce qu’il y a de drôle?’’

J’étirais le bras à ce moment afin de lui enfoncer sa tuque ridicule encore un peu plus sur sa tête. Il la releva et commença à enfiler d’énorme moufle au motif identique à cette dernière. Un fou rire insensé me saisit tant et tellement que j’en perdit le souffle.

-‘’Est tu actuellement en train de rire du chapeau de grandma Daisy?’’

Cette fois ma crise fut encore plus forte. Je toussais, je riait et pleurait, tout cela en même temps. Je le vis du coin de l’œil formant une balle de neige. J’étais toutefois incapable de me ressaisir même en prévoyant ce qu’il allait faire. À la toute dernière minute je plaçais mes mains devant moi et détournait le visage afin de parer le projectile. Je sentit la neige éclater contre moi et laissais échapper un cri. Sans même réfléchir j’attrapais le première poigné de neige venu et je la lui lançais. Il s’esquiva de justesse et se redressa devant moi projectile en main. Son bras tendu derrière lui il me visait en me tirant la langue. En un léger petit cri d’allégresse je me réfugiais derrière une voiture et levais les bras en signe de soumission.

-‘’Je me rends.

-Excuse toi d’abord d’avoir ris.

-ha ha Jamais’’

En un mouvement souple je vis son bras se déplier et sentit la balle de neige ma passer juste au dessus de la tête. Déjà il en avait une autre en main qu’il polissait de ses moufles.

-‘’D’accords! Je m’excuse d’avoir ris de ton aspect de touriste.’’

Je me baissais alors que son bras laissait échapper son tir. Cette fois je contre-attaquait tout en restant bien cacher derrière l’automobile. Évidemment je manquais ma cible et il se tenait de nouveau prêt à me bombarder. Le dos calé contre le pare choc il n’attendait que l’instant ou je commettrais l’erreur de me montrer. Je lui criais :

-‘’Ok, t’as gagné! J’arrête de rire si tu enlève ton affreux cache-col.

-Deal ! Alors viens me l’enlever.

-Fait le tout seul!

-Alors tu préfère continuer la guerre.

-NON!

-Alors viens et ça prouvera que je suis le gagnant.

-A parce qu'en plus d’avoir mauvais goût vestimentaire tu est mauvais gagnant en plus!

-Attention au bombardement!

-C’est bon j’arrive! Tu ne me tireras pas dessus?

-Non.

Son ton franchement ironique me laissait supposer le contraire. Je me relevais prudemment et risquais un coup d’œil. Il me regardait grand sourire aux lèvres dans une expression très peu convaincante. Je m’approchais tranquillement réfrénant mon envie de rire devant les quelques passants des environs qui nous regardaient comme de véritables gamins. Mais ce qui me fascinait le plus c’était cette joie candide qui irradiait de son être. Je franchis les derniers mètres nous séparant et je lui commandait de se pencher afin de pouvoir lui retirer son cache-col. En un éclair je l’avais retirer et avant même qu’il ne redressa le dos, j’avais écrasé une poigné de neige dans ses cheveux.

-‘’Alors qui a gagné?’’

J’avais prononcé ces mots fièrement. Il secoua la tête et des flocons de neige glissèrent de ses cheveux. Il était soudain très près de moi, tellement que j’aurais pu relater avec minutie la courbe de ses lèvres. Celles-ci arrondi en ce sourire que je connaissais bien maintenant. En fait je l’avais si bien détaillé que je pouvais maintenant le classer en deux catégories. La première, le sourire franc, celui qu’il avait bien souvent et qui laissait transpirer son ravissement. Il y avait aussi l’autre, ce rictus qui ne pouvait que laisser présager une mauvaise plaisanterie de sa part. Hors c’était celui là qu’affichait son visage en ce moment. Je reculais d’un pas mais trop tard alors qu’il répondait à ma question :

-‘’Moi.’’

Je sentit la neige s’infiltrer par derrière le col de mon manteau et je me tordais aussitôt comme un ver devant l’effet mordant du froid. Une eau glacée ne tarda pas à coulé dans mon dos si bien que je frissonnais. Je me mis à marchée le long de la rue en frictionnant mes mains gelées. En un instant il était devant moi appuyer contre le mur. Il arracha ses gants, pris mes mains et m’attira à lui. Devant l‘intensité de son regard je ne sut comment résister. Il éleva mes poings durement fermé à la hauteur de son visage et se mit à souffler dessus. Lentement je vis mes doigts se délier un à un sous l’action de sa chaude respiration. Cela sembla durer une éternité alors que j’éprouvais lentement les sensations me revenir. Il me semblait que mon visage était soudain en flamme. Quoi que l’image d’une bouilloire aurait probablement été plus juste puisque je sentais le rouge me monter au oreilles. Lorsqu’il eut fini son manège, il serra un court laps de temps mes mains encore une fois. Puis les reporta vers moi avant de me les rendre finalement. C’était comme si sa bouche avait encore été à souffler contre celles-ci et malgré tout mes efforts je ne pouvait nier cette sensation entêtante. Je détournais aussitôt mon visage de lui, consciente de l’horrible teinte cramoisie que celui-ci devait avoir. Je me décidais à remonter le long de la rue afin de concentrer mon cerveau sur autre chose que sur Steve. Je fixais résolument le trottoir cherchant à me départir de cette embarra. Je n’osais le regarder en face et ne voulais même pas chercher à deviner vers quoi était tourner ses pensées en ce moment même. Il me suivait à n’en pas douter, nos coudes se frôlant à intervalles réguliers. Il me soulagea en rompant le silence, très à l’aise comme si rien ne s’était passé :

-‘’C’est amusant, ici on dirait que l’on est maître le soir.

Je me risquais à l’observer, alors que lui-même regardait en tout sens ne perdant rien de se qui l’entourait. Je haussais un sourcil :

-Maître de quoi? Du trottoir?

-Non.

- De la rue?

Il me servit une grimace.

-Ah! Parce que tu vois plus grand que ça toi?

-Je parle de la ville.’’

En regardant autour de moi je saisi soudain ce dont il parlait. Comme nous étions un jour de semaine les rues étaient presque désertes, comparé aux fin de semaines monstre. Où l’on pouvait voir des centaines de touristes et natif du pays défiler parmi les rues enneigés du vieux québec. Les piétons y étant roi et dominant en maître sur les automobiles pendant toute la durée du jour et de la nuit. Fessant à leur guise car c’était bien là leur royaume. Marchant sans crainte au beau milieu de la rue, n’ayant qu’à suivre la masse. Visitant toutes les petites boutiques dont la vue leur plaisait et en ressortant en a peine quelques minutes avide de recommencer plus loin. Entrant parfois juste le temps de se réchauffer les pieds. Ou encore, allécher par les odeurs sucrés s’échappant de restaurants dont les immenses fenêtre a raz le sol laissaient entrevoir des gens attablés dans un climat chaud et accueillant à vous rendre malade de désir. Tous, suivant le tracé des rues sans même se demander ou cela les mèneraient, s’extasiant tout simplement devant l’architecture et la splendeur qu’offrait la capitale sous son manteau de neige. Même la gadoue ne pouvant miner leur morale. Les patineurs assaillant la place d’Youville décoré dans l’esprit du temps des fêtes. Prenant d’assaut la rue St-Jean et ses boutiques. Explorant le Petit-Champlain et jusqu’au plus petit de ses commerçant. Prenant parfois le temps de s’arrêter devant un ou plusieurs amuseurs publiques. Québec en son tout, resplendissante, couverte de givre, plus froide que froide et pourtant la plus belle de toutes. Je ressentit à ce moment sans doute le même sentiment qu’avait éprouvé Steve auparavant. Le sentiment d’être pour une fois seule et unique propriétaire du plus fabuleux trésor. De Québec en elle-même avec tout ce qu’elle regorgeait de plus beau. Car c’était bel et bien la plus belle. Rien ne lui était comparable et quiconque avait pu un jour l’admirer, ne pouvait s’en dessaisir. Je restais un moment dans un état d’extase devant une telle réflexion. Je me rendit conte à cet instant, que Steve était un romantique. Toutes ses manières d’agir avec moi devaient avoir l’air aussi normal pour lui que de respirer. Cette révélation me laissa pantois. Peut être n’avait t’il pas voulu dire autant par ses simples mots mais dans mon esprit il était clair maintenant qu’il était un poète. Cette observation faite, je me retournai vers lui et posais une question dans un ton que j’espérais sans la moindre malice alors qu’en fait elle était pleine de sous-entendus :

-‘’Que va faire le maître de la ville alors?

-humm...en premier je vais mettre du vegemite dans les épiceries.

Je m’exclamais sans même y songer :

-Du quoi?

Il se mit alors à chanter à tu tête :

-We're happy little Vegemites As bright as bright can be. We all enjoy our Vegemite For breakfast, lunch and tea. Our mother says we're growing stronger every single week Because we love our Vegemite. We all adore our Vegemite. IT PUTS A ROSE IN EVERY CHEEK!!

Je ne put m’empêcher de rire ne comprenant tout de même pas plus alors que les têtes des quelques derniers passants s’étaient retourner vers nous. Je criais dans leur direction :

-Ne vous inquiéter pas il est juste un peu soule. Rien de grave!

-A oui une autre chose qu’il manque ici, de la bonne bière.

-Minute master! Explique d’abord le truc de Vegemite.

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MessageSujet: Re: Le guitariste de l’Anti et autres textes...   Mer 2 Avr - 2:40

La rue montait maintenant en une pente abrupte vers la haute ville. J’avais de la difficulté à escalader, mes souliers glissant dans la neige mille fois piétinée pendant la journée. Il vint se placer derrière moi malgré mes protestations et commença a me pousser dans le dos.

-Allez avance!

Je riais tellement sous les regard des quidams qui traînaient encore là et qui eux même nous regardait tous avec un sourire en coin. Je me prêtais au jeu et fit semblant que grimper me demandai le plus grand des efforts. Soudain je perdit pied et je tombai de tout mon long sur le trottoir sans toutefois pouvoir m’empêcher de rire. En voyant que je ne m’étais visiblement pas fait mal Steve ne put que s’exclamer :

-‘’Incompétente

Je me relevait sur mes coudes.

-Hey! C’est pas moi l’incompétente. C’est toi qui devrais voir a fournir des trottoirs plus sécuritaires en tant que maître de la ville.

-C’est toi qui as besoin d’être poussé pour eum…

Je profitais du fait qu’il soit incapable de trouver ses mots sur le moment :

-Et c’est toi qui es incapable de finir tes phrases!

-Non

-Oh que si! ‘’

Il leva les mains au ciel dans un signe de soumission et me sourit. J’eus l’impression de fondre sur place. Pendant un moment la seule chose que je trouvais à dire c’est:

-‘’J’adore ton piercing tu sais‘’

Cette phrase me parut tellement stupide alors qu’il y avait tellement de choses que j’adorais déjà chez lui. Plein de choses plus substantielles qui demeureraient avec le temps; Son sourire, le son de sa voix, la couleur de ses yeux, son regard et j’en passe. J’aurais voulu me cacher au loin. Il me jeta un bref coup d’œil soudain peu attentif à ce que je disais. Il regardait fixement un couvercle de poubelle avec une expression de malice au visage que je ne lui avais jamais vu. Il changea radicalement de sujet en un instant :

-‘’Il y a quelque chose que j’ai toujours voulu essayer…’’

Mon cœur bondit à l’instant. Mais sa concentration n’était pas centré sur moi, ce qui me fit refouler à l’instant, avec honte et désappointement, toutes les pensés que je venais d’avoir. Un nuage argenté s’échappa de sa bouche alors qu’il continuait tout en extirpant le couvercle de poubelle à deux mains et en le jetant sur le sol :

-‘’Là ou j’habite il faut faire six heures de route pour voir de la neige.’’

Il me servit une grimace tout en me désignant du doigt l’objet qu’il avait balancer au sol et la rue plongeante sur laquelle nous nous trouvions. Je laissais tout de suite échapper un non de protestation. Avant que je n'ai eu le temps de m’échapper il m’attrapait par la taille et m’assoyait contre lui sur le traîneau improvisé au beau milieu de la rue. Je regardais la pente avec horreur. Je me retournais afin de lui faire très clairement savoir mes sentiments sur les dangers de cette activité :

-‘’Steve si tu ose.. ‘’

Le tout fut très rapide, alors que j’avais la tête tourné vers lui, il m’embrassa me coupant la parole. Nous commençâmes a glisser a cet instant, nos lèvre se détachant aussi sec. Mes yeux étaient fixés sur le bout de la rue se terminant pas un immense banc de neige. Je le perdit de vu alors que nous nous mettions à tourner. Je me mis à crier alors que nous prenions de la vitesse. Je l’entendais rire dans mon dos. D’un brusque coup, j’étais dans la neige et nous nous étions arrêter. À quelque pas, je l’entendit ramper jusqu’à moi.

-‘’On recommence? ‘’

Il était juste au-dessus de moi se retenant sur ses coudes afin de ne pas m’écraser. Une fois de plus son sourire me fit l’impression d’être soudainement brûlante de fièvre. Je lui donnais un faible coup sur l’épaule.

-‘’NEVER!

-arg please!‘’

Il me tira la langue. Je fermais les yeux et reposais ma tête dans la neige. Je me mis à fredonner les paroles d’une chanson de Repeat Offender que j’avais entendu au concert.

-‘’ You're like constantly
These things I won't forget
It's almost like you're testing me
Tell me to love you but I can't trust you
It's too late
You can say I'm sorry, I'm sorry…

-‘’ I'm sorry, I'm sorry
Back and forth back and forth.’’

Je l’entendit soupirer derrière mes yeux clos. J’attendit afin qu’il poursuive. J’avais soudain un pressant besoin d’entendre sa voix.

-‘’ Quand j’ai écrit cette chanson les paroles étaient différentes. Ryan, le chanteur de notre groupe c’est comme ça qu’il s’appelle, les a changées pour aller plus avec notre style. Au début c’était plus…

Alors il se remit à chanter si bien que j’en oubliais presque comment respirer. Je ressentais sa respiration chaude sur moi.

-‘’ Everytime I smell the air
I remember breathing in your hair
Our eyes would meet occasionally
I don't need to beat unless I feel

My skin buried inside your own
No one to make us feel alone
Don't tell that you're in love
And don't tell me I'm the only one

Cause when my eyes are closed
I'm the man for you
When I'm in the position
I can't pull through
Try to tell myself that you and I won't do
Whoa, but my blood is Red for you’’

J’ouvrit les yeux à se moment. Je n’avais pas réaliser jusqu’alors à quel point il était prêt de moi. Ma respiration s’accéléra et il s’arrêta de chanter. Je trouvais la force de répondre dans un souffle :

-‘’J’aurais aimé être la fille pour laquelle tu as écrit ça.

Rien n’était plus vrai. En entendant les paroles j’avais été d’emblée frappée de jalousie. Je ne me souvenais pas d’avoir jamais entendu quelques chose d’aussi beau. Il dut voir cette avidité dans mon regard car il ne répondit que trop calmement :

-‘’Alors je t’en écrirais une aussi.

-A oui la fille dont tu ignore le nom que tu as rencontrer à l’Anti de québec. Ça risque de t’inspirer beaucoup.’’

Malgré ma réplique son visage demeura serein. Je compris alors qu’il était sérieux et j’en restais muette. Répondant à cet ardant désir qui me brûlait à l’instant, je relevais le menton vers lui. Nos lèvres se rencontrèrent. D’abord tout doucement puis avec ardeur. Je me laissais abandonner à cette étreinte irrésistible dans laquelle nous nous trouvions tout deux. Il me relâcha après ce qui me sembla une éternité. J’étais haletante, ne pouvant décrocher mon regard du sien. Nos visages se trouvait à quelques centimètres seulement l’un de l’autre. Une lumière s’alluma derrière moi et je me relevais dans un réflexe. Nos têtes se heurtèrent se qui brisa la tension. Je ne put m’empêcher de rire et lui attrapais la main avant le que le propriétaire de la maison d’en face ne se décide à venir voir de plus près ce qui se passait. Alors que nous nous enfuyions à pas précipités je put voir un vieux bonhomme à l’autre bout de la rue sortir en chemise de nuit et inspecter les alentours de sa maison. Je pouffais de rire et enfonçais mon visage dans le manteau de Steve pour en étouffer le son.

-‘’Je ne sais toujours pas ton nom’’, fit t’il observer.

Je relevais la tête et le regardait bien en face. Je l’imitais en tirant la langue.

-‘’ Et moi je ne sais toujours pas ce qu’est le Vegemite.’’

Il fronça le sourcil et me servit une grimace.

-‘’Tu réponds d’abords’’

-‘’Pas question que tu gagne aussi facilement. Après tu va encore aller te vanter d’être plus compétent. Non tu réponds en premier!

-Le Vegemite c’est ce que nous mettons sur nos rôties le matin un peu comme de la confiture ou du beurre d’arachide. Les américains n’aiment pas ça parce que c’est très amer alors il l‘on supprimer de leur marché. Foutu américains, bref pas très intéressant…à toi.

-Embrasse-moi d’abords.’’

Il fit la moue et alors que je m’avançais vers lui il me fit tourné sur moi même de façon à se que mon dos soit pressé contre lui. Alors il pressa son visage contre le mien et me susurra tranquillement dans l’oreille :

-‘’Actuellement je trouve aussi que c’est une bonne eum..

-Proposition?

-Oui précisément sauf que tu ne gagneras pas aussi facilement comme tu a dit tout à l’heure.’’

Il me plaqua un léger baisser sur la joue en me serrant plus fort contre lui. Un frison me parcouru l’échine. Je fermais les yeux et murmurait dans un souffle:

-‘’Comment croit tu que je m’appelle?

-Peut importe c’est sans doute le plus joli des noms.’’

Je me sentit frémir à nouveau.

-‘’Veronica’’

Il répéta mon nom plusieurs fois de suite en le soufflant à mon oreille. Je relevais la tête vers lui, il m’embrassa.

-‘’V’’ alors?

C’était un surnom que je n’aimais pas beaucoup mais sortant de sa bouche et en anglais il m’apparut soudain merveilleux.

-‘’Si tu veux’’

Il me sourit et me prit la main à cet instant.

-‘’Aller viens ont va le manquer. A ton rythme de marche on est aussi bien de s’y diriger tout de suite.

-Quoi? Qu’est ce qu’il a mon rythme de marche?

-Tu as raison je ferais aussi bien de te porter ont iraient plus vite, se moqua t’il.

-Espèce de…’’

Je lui administrais une claque amicale. Puis je grimpais sur son dos le surprenant par mon geste. Je lui donnais un léger baiser dans le coup et enfouissait ma tête dans ses cheveux.

-‘’Tu l’auras voulu Steven.

Tandis que je le laissais me conduire à travers les rues une question me traversa soudain l’esprit. Le voile qu’avait jeté la nuit s’éclairait tandis que nous avancions. Les oiseaux s’était mis a chanter et je pouvait noter plus d’activité dans les rues. La matinée était là sous mes yeux alors que je n’avais même pas vu la nuit passer.

-‘’Où est ce qu’on va?

-Tu va voir’’

Je me laissais glisser de son dos et le suivais en traînant les pieds. J’avais soudain perdu tout entrain alors que l’ombre d'une pensée sordide s’était profiler à moi. Il se retourna vers moi et me prit la main me forçant à accélérer. Je gardais les yeux au sol n’ayant plus du tout l’envi d’avancer bien que je l’aurais suivi jusqu’au bout du monde. Il me fit passer par toute sorte de chemin si bien qu’en bout de ligne nous nous retrouvions sur un des remparts qui ceignaient la ville. Il y avait un vieux canon à proximité. Au dessous de nous, nous pouvions voir les toits des maisons recouvert de neige d’où pendais d’énormes glaçons étiré vers le sol tels les horribles dents d’un monstre. Le soleil se levait sur tout cela à cet instant faisant miroiter chaque cristaux givrés de mille reflets splendides. Je m’accrochais à Steve et déposais la tête sur son bras. Les larmes me montais au yeux en pensant que nous serions bientôt forcément séparé. Je me rappelais à l’instant pourquoi tout mon être s’était opposé à lui au départ. Je n’aurais jamais du le laisser venir si près, s’incruster en moi. S’était bête de s’accrocher à un gars que je connaissais à peine mais je ne pouvais faire autrement. On peut se mentir a soit même aux autres mais s’il y ai quelque chose à laquelle on ne peut mentir c’est bien son cœur. Il me parut absurde d’être là à regarder l’aube alors qu’en fait c’était la fin qui approchait. Je ne pouvais apprécier le spectacle alors que toutes ces pensés tournaient dans ma tête à une vitesse ahurissante. Ma vu s’embrouillais peu à peu tandis que je retenais l’océan de larmes qui grandissait en moi. Je relâchais Steve et me détournais. Il me retint, son bras toujours accrocher au mien, et je me retrouvais face à lui à nouveau. Je le vis avancer la main vers moi et essuyer la perle d’eau qui coulait silencieusement sur mon visage. Je n’eus rien à dire, il comprenais déjà trop bien. Sans un mot il me serra contre lui. Une chanson me revint en mémoire à cet instant comme a chaque fois dans les moments les plus difficiles. Je la murmurais incapable de trouver meilleurs mots pour exprimer ma peine :

-‘’ I'm gonna hold you for the last time, I'm gonna cry but afraid not to let it show. This is the hardest way to say goodbye.

C’était d’une stupidité inouïe et je me mit a pleurer pour de bon, contre son épaule, alors qu’il me serrait dans ses bras. Je n’avais jamais compris la chanson jusqu’alors du moins pas à quel point elle pouvait être pénible a entendre. Les secondes passaient aussi longue que des minutes et je m’accrochait a lui comme à un phare dans la nuit. J’étais incapable de prononcer le moindre mot et je fut soulagée qu’il en fasse autant, qu’il ne me dise pas qu’il ne fallait pas pleurer, où d’être courageuse. S’il l’avait fait, cela n’aurait qu’attisé ma peine. Je savais qu’il me faudrait le relâcher un jour mais pour l’instant je ne pouvais me résoudre. Et c’était toujours cette même chanson qui me trottait en tête, Worlds apart, comme si j’avais besoin de cela par-dessus le marché. Au bout d’un moment lorsque la peine se fit moins ardente, je put me résigner à le regarder dans les yeux. Pour la première fois je ne sut quoi y lire, un mélange d’expressions fugaces, ou était-ce une émotion bien distincte d’on la manifestation m’échappais, je n’aurais su dire. Quoi qu’il en soit je me souviens qu’il replaça tendrement sans se presser une mèche de mes cheveux derrière mon oreille avant de prononcer :

- ‘’On repasse par Québec dans quelques temps le groupe et moi. Peut être que si tu me donne ton numéro de téléphone…

-‘’bien sûr’’

Dans un sanglot je prit le stylo qu’il me tendait et lui écrivit sur la main.

-‘’Je suppose que c’est un adieu.

-‘’Non un au revoir’’

Il me serra la main, j’étais hypnotisé par ses yeux. Nos doigts se quittèrent aussi vite qu’il s’étaient rencontrés, son contact disparu de ma peau dans un dernier frisson, et nous partîmes chacun de notre coté. Alors qu’il marchait au loin je sentais le vide m’emplir et la solitude me gagner. Nous avions écrit une page d’histoire mais déjà celle-ci s’éclipsait. Elle ne resterait fraîche qu’à ma mémoire d’où je pourrais la rappeler autant qu’il me serait souhaitable, jusqu’ à ce que moi-même je l’ai oublier. Car s’il y ai quelque chose qui guérit tous les maux c’est bien le temps. Mais d’ici là, il me restait encore beaucoup de larmes a verser et beaucoup de chemin à parcourir chacun de notre coté. Puisque, comme dans la chanson Worlds apart, maintenant devenu ma préférée pour les sentiments qu’elle fait naître en moi, nous étions et demeurerions toujours des mondes séparés. Aux antipodes l’un de l’autre mais qui on jour par l’entremise curieuse du destin, s’était croisés.


F.A.T.E

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